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Tatouage et surréalisme

Le dernier défilé Dior vient de mettre à l’honneur le surréalisme grâce à des « tatouages colliers », c’est à dire des proverbes d’André Breton tatoués au niveau du cou de ses modèles. Si le tatouage est ici éphémère, l’engouement autour du surréalisme ne se dément pas. Preuve en est avec le tatoueur Ilya Brezinski.

Le rejeton de Magritte et consorts

Le surréalisme a été un des mouvements les plus importants dans l’art au XXème siècle. Peinture, littérature, musique, cinéma… il s’est immiscé partout, a révolutionné le paysage artistique, et continue aujourd’hui encore de faire de petits. Ilya Brezinski, artiste biélorusse basé à Saint Petersbourg, est le rejeton tatoueur des Breton, Magritte, Dalí et consorts. A l’inverse du duo de tatoueurs londoniens Expanded Eye adeptes eux aussi du surréalisme et du cubisme - artistes dont nous avions déjà parlé il y a quelques temps - Ilya Brezinski préfère lui le pointillisme et les monochromes. C’est donc dans un style volontairement très épuré que le tatoueur évolue.

La place aux rêves et à l'inconscient

Le surréalisme tel que définit par André Breton dans le Manifeste du surréalisme est un : « « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale […] ».

Une grande place est donc laissée aux rêves et à l’inconscient. Ilya Brezinski semble lui avoir une nette préférence pour la réappropriation des objets du quotidien et la mise en scène d’animaux farfelus...

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